PERMACULTURE ET INTELLIGENCE ECONOMIQUE

WEBINAIRE-oïkos-impact-2020/10/20

“la démarche de permaculture appliquée à l’intelligence économique”.FannyLigneres

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Comment peut-on associer la permaculture à l’intelligence économique ?

Une réflexion, fruit d’une expérience professionnelle.

Cette est réflexion est le résultat de 20 ans de pratique de mon métier de développeur économique.

Certains pourraient être surpris avec ce parallèle, d’autres – renseignés et formés à la permaculture – y comprendront le clin d’œil.

Ce propos est l’expression de mon point de vue, l’idée est de le mettre en pâture de sorte à interagir et nous enrichir mutuellement de nos visions et perceptions.

Comment s’est construite cette pensée.

Mon crédo est “l’association des compétences et source d’excellence”. Ceci signifie que je suis convaincue – par empirisme – de la pertinence de travailler en mobilisant diverses compétences diverses enrichit les projets.

Développeure économique, je pratique depuis 20 ans l’intermédiation d’acteurs, fondements dans ma formation universitaire.

Je pratique l’intermédiation en stratégie économique et développement commercial auprès des TPE et PME.

ACCAPDIS est un acronyme : l’ACCompagnement des Acteurs de Projet de Développement d’Intermédiation et de Synergie.

En somme, mon expertise est d’accompagner à co-définir un projet commun, à partager la stratégie, à formaliser un mode de gouvernance, à pratiquer le management transversal.

Ainsi, je vous propose le déroulé suivant : I-L’intermédiation II-L’intermédiation en commercial III-Le parallèle à la permaculture IV-La permaculture appliquée à l’intelligence économique

 

I . L’intermédiation

Qu’est-ce que l’intermédiation et comment est-elle mise en pratique par ACCAPDIS ?

1. La diversité de compétences associées.

Dans le cadre d’une représentation d’une PME avec ses composantes, animée par une diversité de services (commercial, production, administratif…), la démarche d’intermédiation consiste à imaginer et concevoir un projet en associant la diversité de compétences qui enrichissent l’entreprise. En les associant à la démarche, le projet bénéficie des différents prismes de vues. Les métiers et les formations forment des prismes de vue différents. L’intermédiation en les associant, permet d’éviter les oublis, lève les risques de carences et permet de trouver des points de consensus réalistes.

2. La co-conception du projet

Etre associés est une chose et faire acte de présence en est une chose, en effet, faire en sorte que les participants au projet contribuent à la co-élaboration effective du projet c’est une autre épreuve. En guise d’exemple, un projet de territoire pour lequel il s’agit de mobiliser les acteurs-clés (sans en oublier), incontournables pour veiller à ce que le projet formule une réponse effective aux besoins réels. Le projet se nourrit de la présence d’une diversité de représentation des acteurs locaux : collectivités en tant qu’expression des administrés, les associations pour représenter la voix des usagers, les producteurs pour défendre la relation commerciale,…

Certes, si c’est à la fois riche et complexe de manager une telle équipe projet, le résultat est un projet utile (car les acteurs ont fait valoir les différents besoins du territoire) un projet pérenne, projet durable, projet responsable.

 

II . L’intermédiation en commercial

Comment associer l’intermédiation au développement commercial ?

1.Observation partagée, dynamique décuplée

Dans le cadre de mon activité de consultante, je suis souvent interpellée par un manager se plaignant de son commercial. Or, après analyse de la situation, le problème vient parfois du mode de management commercial lui-même. En effet, pour manager commercialement, le manager doit connaître lui-même l’objectif à long terme de son entreprise, quel territoire, quel secteur géo, quel objectif de CA, quelle cible client, quelle taille de l’équipe de salariés…

Selon l’objectif, selon les moyens en possession, le déroulé des actions sera différent. Ainsi, on ne peut pas manager une équipe sans savoir où l’on va, avec quoi on y va et à quel rythme. L’action commerciale ne peut avoir du sens que si l’équipe partage la même stratégie et le même plan d’actions : c’est comme pagayer à même rythme et dans la même direction.

La cohérence de la mise en œuvre de chacune des équipes permet une observation partagée et donc de décupler la dynamique car les énergies individuelles sont canalisées.

2. Créer un maillage d’acteurs pour s’insérer sur un marché

Dans le carde d’un projet de pénétration sur un marché, la collecte d’informations est incontournable. Le premier réflexe est de s’abreuver d’informations du marché, de lectures de l’actualité, de statistiques, d’ouvrages, de la règlementation…

La rencontre avec les acteurs du marché est indispensable : une mairie, le maire, l’adjoint au maire du service économique, la métropole, le conseil départemental, confrères-consoeurs potentiels concurrents peuvent être partenaires, les fournisseurs… La rencontre physique pour présenter son nouveau produit, sa nouvelle prestation est la clé de réussite de l’intégration sur un marché. Elle permet de créer une connivence avec des acteurs qui sont déjà dans un système. Actifs dans un éco-système avec ses propres rouages, l’échange direct est nécessaire pour lever tout sentiment de méfiance. Arriver non pas en grain de sable dans le rouage du marché, mais plutôt comme de l’huile pour devenir peu à peu soi même, une pièce du mécanisme du rouage.

Tisser de recommandation en recommandation pour faire peu à peu on fait partie du système.

 

III . Le parallèle à la permaculture

Comment faire le parallèle avec la permaculture ?

  1. L’écosystème

L’écosystème est le principe selon lequel le marché serait comme un rouage dans lequel tout s’imbrique, tout à du sens, chacun a sa place, avec une forme de complémentarité de services, de produits. Le nouveau projet doit épouser un territoire, un secteur d’activité, un marché.

Le lien avec la permaculture est d’établir un parallèle entre les mécanismes économiques et les pétales de permaculture avec le cycle où s’imbriquent tous les éléments d’un éco-système.

La démarche de permaculture consiste à adopter une approche naturelle dans ses actions de développement commercial avec une préoccupation d’imprégnation progressive dans le marché.

2. Les 12 principes de la permaculture

Les principes de la permaculture et le parallèle à l’intelligence économique

1.observer et interagir : capter les différents prismes

2.collecter et stocker les énergies : mobiliser les expertises locales

3.créer une production : commercialiser un bien ou un service sur le marché visé

4.autorégultation et rétroaction : accepter la confrontation aux acteurs sur son marché, bénéficier des retours sur la manière de vendre, ajuster l’offre pour épouser les besoins du marché, être en capacité de s’autoanalyser et de s’ajuster

5.utliser les ressources renouvelables : on s’implique naturellement, on ne créé pas de déchets

6.ne pas produire de déchets : gérer son organisation en respect à l’environnement, ne pas produire plus que nécessaire, gérer son volume de production et ses stocks

7.partir de la structure d’ensemble pour aller à la précision : on a une vision globale du marché pour formuler une offre B/S adaptée

8.intègrer plutôt que de séparer : on associe, une démarche de création en associant les perceptions

9.utiliser des solutions lentes, à petites échelles, avec patience : patience, laisser le temps que les rouages vous laisser la place, le temps humain, la confiance est longue à s’instaurer

10.utiliser et valoriser la diversité : pratique l’intermédiation d’acteurs

11.utiliser les interfaces et valoriser les éléments de bordures : mobiliser l’intégralité du marché ainsi que les activités en marge, les périmètres extérieurs du marché, exemple en associant et en combinant des services complémentaires biens et services, une force d’une offre de solution complète aux clients, tout associer

12.utiliser le changement et y réagir de manière créative : faire preuve de créativité est fondamental tout au long de la vie d’une entreprise, être capable à chaque obstacle / frein, de trouver de nouvelles idées pour les contourner. Les blocages sont sources de créativité

 

IV . La permaculture appliquée à l’intelligence économique

Voici quelques outils et méthodes appliqués au quotidien dans le cadre des interventions ACCAPDIS pour gérer un projet “responsable”

1.Observation partagée de la tendance du marché local : analyse des besoins réels

support => grille/matrice de relevé des partenaires identifiés à associer au projet et l’apport d’expertise utile pour le projet et quelles informations contribueraient ils à alimenter.

2.Co-conception de l’offre en symbiose avec son territoire : respect de l’existant

exemples : 1)-alliance d’artisans du bâtiment pour se positionner sur le marché public ; 2)-alliance de TPE d’assainissement pour une marque commune et une image, une communication commune sur une large couverture territoriale

3.Développement collaboratif : indicateurs de suivi, cohérence, valeurs

support = > grille de préparation de management de projet avec les diverses parties prenantes en tenant compte pour chacun de leur intérêt et de leur besoin en vue de respecter l’attente spécifique.

La définition des indicateurs permet de transmettre l’information et de communiquer les données pour démontrer des résultats probants en guise de preuve du respect des attentes de chacun des partenaires.

support => méthode appelée en ce moment “scrum”, qui est une méthode de bon sens dans laquelle les réunions intermédiaires planifiées sont rythmées, pour faire état de la progression de l’avancée du projet. Les flèches de progression du projet. 1 mois avant on convient d’objectifs quantitatifs ou qualitatifs et lors de la réunion on se réfère à la réunion précédente sur les objectifs initiaux pour conserver le fil conducteur et la cohérence du déroulé du projet. Par le principe du rappel de ce qui avait été convenu précédemment, on garantit le sens du projet et on maintient les partenaires investis dans le projet. C’est un effet mobilisateur des partenaires grâce à un suivi d’une progression partagé.

 

sources :

formation permaculture : COLIBRI – Humus pays d’oc – Terre et Humanisme

ouvrage : guide de mesure d’impact sur Avise.fr – Bill Molisson – Marc Shepard – David Holmgren – Geoff Lawton – Fukoka

Un commentaire

  1. Répondre Philippe BOSSUT

    Bonjour Fanny, Bien vu !!
    et très cohérent avec ton approche systémique.
    Belle journée. Philippe

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