du travailleur soliTaire au travailleur soliDaire

Au cours de ces dernières décennies, nous sommes témoins d’une évolution de notre cadre de travail classique avec l’émergence des freelance, des télé-travailleurs… une nouvelle catégorie de travailleurs tend à croître : les travailleurs solitaires.

Du travailleur soliTaire
Changement d’état d’esprit, influence économique… le champ des hypothèses est large pour savoir comment arrive la catégorie du travailleur solitaire. On ne peut toutefois pas nier l’effet des politiques publiques incitatives à la création d’entreprise qui ont conduit à une législation simplificatrice des démarches administratives d’entreprises unipersonnelles (dernière en date le régime auto-entrepreneur entrée en vigueur le 1er janvier 2009).
Le contexte de tension économique joue probablement son rôle aussi. On perçoit une tendance des employeurs à rechercher une certaine souplesse en matière de ressources humaines. On peut observer un management à géométrie variable. Des employeurs pratiquent le télétravail avec leurs salariés et maîtrisent leurs coûts de fonctionnement. Des chefs d’entreprise renoncent à employer pour privilégier des relations commerciales avec des prestataires – cette tendance étant profitable au régime auto-entrepreneur perçue comme une solution de facilité.
Sans l’avoir encore vérifié scientifiquement, il semblerait qu’une catégorie de travailleurs solitaires s’inscrive comme un nouveau modèle de travail dans l’activité économique française.

Au travail soliDaire
En parallèle, durant les mêmes périodes, ont éclos, en France, des espaces de travail partagés. Un phénomène visible dans toutes les villes et même en zones rurales. Se déploient les espaces de co-working, les hôtels d’entreprises, les locations de bureaux à la journée voire à l’heure. Des lieux de travail où démarrent des start-up, où se préparent des créations d’entreprises…
Aux espaces communs de travail s’imposent une sémantique collaborative. Nous entendons dans nos discours et nous lisons dans nos articles : les plate-formes collaboratives, les ateliers partagés, la mutualisation de moyens, les coopératives d’activités, les applications interactives, l’appartenance à une communauté
Alors même que se développe la catégorie du travailleur solitaire, se déploie un élan solidaire, de complicité et de collaboration.

Y a-t-il cause à effets ?
Est-ce les travailleurs confrontés à la solitude qui ont développé des pratiques collaboratives ?
Est-ce les outils collaboratifs dans les pratiques professionnelles qui ont permis aux travailleurs d’opter pour le travail indépendant ?
Pour y voir plus clair et avoir des pistes de réponse, rendez-vous les 4 et 5 octobre prochains au 10° colloque MTO (Management des Technologies Organisationnelles) co-organisé par la Chambre Professionnelle du Conseil et l’Ecole des Mînes d’Alès.

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